Les bonnes pratiques

Les bonnes pratiques

Le 25 juin 2014 par

 1. Facteurs de succès

Naturellement, les conditions de succès d’une symbiose industrielle se rapprochent fortement de celles de tout écosystème :

Connaissances  : une compréhension approfondie de la composition des entrants et sortants est essentielle pour mutualiser les flux.

Animation : il est également important de penser à la gouvernance du projet. Ce projet de management environnemental doit être porté et soutenu par une structure dynamique qui mobilise les différents acteurs. Concrètement, la compréhension mutuelle, le partage d’information et la prise en compte de toutes les parties prenantes peuvent se traduire par l’implication de l’ensemble des acteurs du territoire dans le comité de pilotage de projet (appelé copil) (collectivités territoriales, entreprises, ...).

Coopération : les entreprises et leurs dirigeants doivent développer des relations marquées par la confiance mutuelle. De plus, il est primordial que les entreprises mettent en place un système et des habitudes de collaboration et de partage.

Diversité : les activités des entreprises doivent être différentes et complémentaires.

Proximité  : le rapprochement géographique des entreprises permet à la fois de diminuer l’empreinte environnementale, mais limite également les éventuels coûts des infrastructures adéquates au transport des matières ou de l’énergie.Un processus engageant.

 

 2. Un processus engageant

Pour mettre en place une démarche d’écologie industrielle, plusieurs étapes sont indispensables :

Réflexions sur la démarche au regard des enjeux du territoire afin de fédérer les acteurs.

Fédérer un groupe d’acteurs motivés : entreprises, club d’entreprises, partenaires institutionnels, financiers et techniques, etc. 

Réaliser un pré-diagnostic territorial : cibles, périmètres, contexte, enjeux, etc.

Analyser de manière quantitative et qualitative les flux des différentes entreprises (matières, énergies, services, humains).

Etudier la faisabilité des synergies sous les angles techniques, environnementaux, réglementaires, économiques, sociétaux.

Réaliser un plan d’actions pour mettre en oeuvre ces synergies.

 

 3. Freins et difficultés

Afin d’éviter certains écueils, quelques difficultés peuvent être anticipées :

  • L’exercice du partage d’information est difficile. En effet, une limite doit être fixée pour connaître ce qui est de l’ordre du confidentiel et ce qui n’engage pas la pérennité de l’entreprise.
  • L’animation est un facteur essentiel de la démarche. Le rôle du coordinateur doit être assuré par une structure qui impulse une véritable dynamique collective.
  • La réglementation qui encadre la gestion des déchets est particulièrement contraignante lorsqu’il s’agit d’utiliser le rebut d’un processus comme la source d’une seconde industrie.
  • Les grands groupes disposant de contrats nationaux pour toutes leurs antennes ont moins de souplesse pour adapter leur management environnemental à l’environnement proche de chaque usine.