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Le 18 avril 2014 par

Définition : Certaines entreprises trouveront un avantage à mettre en commun des services ou des infrastructures tels que les pipe-lines, les équipements de dépollution ou de valorisation des flux (broyeur, unité de compostage ou de méthanisation, ...), les aires de stockage ou de stationnement, les lieux de réunion, les moyens de transport du personnel, les lieux de restauration collective ou crèche, conciergerie inter-entreprise, etc.

 

Il apparait que les entreprises ont aujourd’hui intérêt à optimiser la gestion de leurs flux de production, notamment en recherchant des solutions dans leur environnement économique proche. Pour les acteurs publics, le but est de tendre vers des circuits économiques courts, en cherchant à réaliser un bouclage des flux de matières et d’énergie à l’échelle d’un territoire, d’une filière, d’une zone d’activités ...

 

L’écologie industrielle se présente ainsi comme une véritable stratégie de développement durable des territoires. Ainsi, elle nécessite la coopération de nombreux agents économiques qui d’habitude s’ignorent ou sont en compétition. Elle permet également de faire émerger de nouvelles relations : pour exemple, passer d’un système concurrentiel à un système coopératif et partenarial. Au sein de cette démarche, on retrouve l’ensemble des acteurs économiques : institutions, collectivités locales, universités, associations, entreprises, aménageurs, gestionnaires, bureau d’études, ... Leur rôle peut être multiple : financeur, porteur de projet, initiateur, acteur/partenaire de synergies, expert, assistance à la maîtrise d’ouvrage : d’oeuvre ... Dans ce cadre les structures permettant le partage d’informations et de retours d’expériences apparaissent comme pertinentes.

 

Le partage d’équipements représente déjà une méthode de mise en oeuvre de la démarche d’écologie industrielle. L’équipement peut aller de la chaudière, à l’unité de traitement en passant par des lieux de réunions ...

 

L’écologie industrielle comprend également le partage de ressources humaines (emplois en temps partagés), mais ce volet est à l’heure actuelle moins développé. En revanche, le partage de connaissances, de service et de retour d’expériences est une pierre angulaire de l’écologie industrielle et se développe par exemple à travers des clubs ou des rencontres interentreprises. Les bénéfices environnementaux et économiques sont liés à la rationalisation des pratiques et à un effet d’échelle.